--- English Transcript --- Hi, my name is Anie. I'm a survivor and I'm one of
the members of the Philippine Survivor Network. To me, the rule of law means
one thing: No one is above the law--not the powerful, not the wealthy, not
even institutions. We are all equal under the law, and when we talk about
protecting children, especially those who are missing or exploited, the rule
of law becomes more than a principle-- it becomes a lifeline. As a survivor
who experienced exploitation and now works to help protect others, I've seen
both sides--where the law works and where it fails. Because, let's be honest,
some cases get attention immediately; others are delayed. Some survivors are
believed; others are doubted or silenced. That's not justice; that's
inequality. We need laws that don't just punish abusers. We need laws that
protect, prevent and heal. That means trauma-informed systems; law
enforcement that understands grooming, fear and coercion; courtrooms where a
child's voice is heard and believed; support that includes therapy, housing,
education, and real paths to healing; and importantly, accountability-- not
just for individuals who harm children, but for institutions that knew and
did nothing. And here's something we can't leave out: Survivors need a seat
at the table. We know where the system hurt us and where it helped. Including
us doesn't just make policy more ethical, it makes it more effective. For me,
the rule of law is a promise that no matter what happened to you, there is a
system that will fight for your safety, your truth, and your future. We need
a government that upholds this vision of justice-- one that protects every
child's wellbeing, voice, and path forward. That's the world we're striving
to build, and we need every policymaker, agency, and partner to help bring it
to life. --- French Transcript --- Bonjour, je m'appelle Anie. Je suis une
survivante et je suis membre du Philippine Survivor Network. Pour moi, l'état
de droit signifie une chose : personne n'est au-dessus des lois ; ni les
puissants, ni les riches, ni même les institutions. Nous sommes tous égaux
devant la loi, et lorsqu'il s'agit de protéger les enfants, en particulier
ceux qui ont disparu ou qui sont exploités, l'état de droit devient plus
qu'un principe, il devient une bouée de sauvetage. En tant que survivante
ayant été victime d'exploitation et travaillant aujourd'hui à la protection
des autres, j'ai observé les deux aspects : les cas où la loi fonctionne et
ceux où elle échoue. Car, soyons honnêtes : certaines affaires retiennent
immédiatement l'attention, tandis que d'autres sont repoussées à plus tard.
On croit certaines victimes, on doute d'autres ou on les réduit au silence.
Ce n'est pas de la justice, c'est de l'inégalité. Nous avons besoin de lois
qui ne se contentent pas de punir les agresseurs. Nous avons besoin de lois
qui protègent, préviennent et guérissent. Cela implique des systèmes éclairés
sur les traumatismes, des forces de l'ordre qui comprennent le grooming, la
peur et la coercition, des tribunaux où la voix des enfants est entendue et
prise au sérieux, un soutien comprenant une thérapie, un logement, une
éducation et de véritables voies vers la guérison ; et surtout, la
responsabilisation, non seulement des individus qui nuisent aux enfants, mais
aussi des institutions qui savaient et n'ont rien fait. Et voici un élément
que nous ne pouvons pas négliger : les survivants doivent avoir leur place à
la table des discussions. Nous savons comment le système nous a fait du tort
et comment il nous a aidés. Nous inclure ne rend pas seulement la politique
plus éthique, cela la rend plus efficace. Pour moi, l'état de droit est la
promesse que, quoi qu'il vous soit arrivé, il existe un système qui se battra
pour votre sécurité, votre vérité et votre avenir. Nous avons besoin d'un
gouvernement qui défend cette vision de la justice, un gouvernement qui
protège le bien-être, la voix et l'avenir de chaque enfant. C'est le monde
que nous nous efforçons de construire, et nous avons besoin de l'aide de tous
les décideurs politiques, agences et partenaires pour y parvenir. --- Spanish
Transcript --- Hola, mi nombre es Anie. Soy sobreviviente y miembro de
Philippine Survivor Network. Para mí, el imperio de la ley significa una
cosa: nadie está por sobre la ley - ni los poderosos, ni los ricos, ni
incluso las instituciones. Todos somos iguales ante la ley. Y cuando hablamos
de proteger a los menores, específicamente a aquellos desaparecidos o
explotados, ley es más que un principio, se convierte en una línea de vida.
Como sobreviviente que padeció explotación y ahora trabaja para proteger a
otros he visto ambos lados: cuando la ley funciona y cuando falla. Porque,
seamos honestos, algunos casos obtienen atención inmediatamente; otros se
demoran. A algunos sobrevivientes se les cree, de otros se duda o se los
silencia. Eso no es justicia, es inequidad. Necesitamos leyes que no solo
castiguen a los abusadores. Necesitamos leyes que protejan, prevengan y
curen. Esto equivale a sistemas basados en el trauma; organismos de seguridad
que comprendan el grooming, el miedo y la coacción; tribunales donde se
escuche a los niños y se les crea; asistencia que incluya terapia,
alojamiento, educación y caminos reales a la recuperación; y, lo más
importante, responsabilidad, no solo para las personas que dañen a los
menores, también para las instituciones que sabían y no hicieron nada. Esto
es algo que no podemos dejar de lado: los sobrevivientes necesitan un lugar
en el debate. Sabemos dónde nos daña el sistema y dónde ayuda. Incluirnos no
solo hace que las políticas sean más éticas, también las hace más eficaces.
Para mí, el imperio de la ley es una promesa de que, sin importar qué te ha
ocurrido, hay un sistema que peleará por tu seguridad, tu verdad y tu futuro.
Necesitamos un gobierno que defienda la visión de la justicia, uno que
proteja el bienestar, la voz y el futuro de todos los menores. Ese es el
mundo que deseamos construir, necesitamos que todos los legisladores, los
organismos y los participantes nos ayuden a construirlo.